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ACTUALITES

« Je pars d’un plan et je vais jusqu’au bout, de la coupe à la finition », Charles le Guilloux, menuisier agenceur

Le 21 mai 2021

A la demande de la fédération BTP Rhône et Métropole, l’artiste-photographe lyonnais Christophe Pouget a réalisé une série de douze portraits de compagnons. Des portraits composés de plusieurs morceaux de photos pour présenter les métiers du BTP sous toutes leurs facettes. Chaque portrait raconte l’identité d’un métier porté par celui ou celle qui l’exerce et nous plonge dans l’univers du Bâtiment et des Travaux Publics. Alors que ces portraits sont exposés place Béraudier, à la Part-Dieu, et dans le hall du siège de la fédération, nous avons choisi de revenir sur le parcours et les attentes de chacun de ces compagnons devenus célèbres, et de leur patron.

Cette semaine, Charles le Guilloux, menuisier agenceur, et Maryline Jacquin, dirigeante de SMS, entreprise familiale d’une vingtaine de compagnons spécialisée dans la menuiserie intérieure et agencement haut de gamme, création et entretien, dont le siège est à Saint-Priest. 

Charles le Guilloux, menuisier agenceur : « Je pars d’un plan et je vais jusqu’au bout, de la coupe à la finition »

 

Comment êtes-vous devenu menuisier ?

A la fin du collège, j’ai fait en deux ans un BEP « bois et matériaux associés », ça m’a plu et j’ai aussitôt commencé à travailler dans une entreprise du Havre. J’ai toujours aimé la construction, bricoler, commencer quelque chose et le voir évoluer jusqu’à l’aspect définitif.

 

Comment êtes-vous arrivé à Lyon ?

Mon père a été muté il y a dix ans à Lyon. J’avais pour ma part subi un licenciement économique au Havre pendant la crise de 2012, j’ai décidé de le rejoindre ici. J’ai trouvé du travail chez SMS, cela fait neuf ans que j’y suis.

 

Quelle est votre fonction dans l’entreprise ?

Je fais un peu de tout à l’atelier. Des portes, des meubles, des cuisines, des dressings... Pour des particuliers comme pour des grandes entreprises. Mais je ne fais pas la pose chez le client ou de façon occasionnelle. Je travaille le bois bien sûr, chêne, sapin, bois rouge, mais aussi le panneau en mélaminé, et du compact. Je pars d’un plan et je vais jusqu’au bout, de la coupe à la finition. Je crée vraiment le meuble. C’est une chance, il y a des menuiseries où les compagnons ne changent pas de machine ou d’activité de la journée.

 

Qu’est-ce que vous aimez dans ce métier ?

Justement, le fait que ce ne soit pas répétitif, et la satisfaction de voir le produit fini. Je commence avec une bille de bois ou un grand panneau et me retrouve face à un meuble à la fin. Souvent, je demande des photos du meuble posé...

 

Vous souvenez-vous d’un meuble en particulier qui vous a beaucoup intéressé à réaliser ?

Pendant un moment, nous faisions beaucoup de banques d’accueil, c’est très intéressant, c’est grand, il y a souvent des courbes, c’est un peu compliqué... J’ai beaucoup aimé en réaliser.

 

Que pourriez-vous conseiller à un jeune qui voudrait faire ce métier ?

Il faut qu’il soit motivé et que le métier lui plaise, car ce n’est pas si facile. Il faut être rigoureux, il y a des calculs à faire, il faut être minutieux, et calme. Qu’il laisse aussi le temps faire, au fil des années, il va s’améliorer et grimper.

 

Est-ce que vous pouvez lui dire à ce jeune que vous gagnez bien votre vie ?

Je trouve que je gagne bien ma vie, j’ai mis un peu de temps mais ça me convient. Quelqu’un qui travaille bien, personne ne souhaite le voir partir. J’ai donc eu des augmentations au fil des années, c’est une satisfaction.

 

Vous en croisez beaucoup de jeunes apprentis ?

Il y en a beaucoup qui sortent des écoles mais qui arrêtent. Il y en a trop selon moi qui manquent de motivation. 


Le 21 mai 2021